ARS MUSICA 2018

LES ARTISTES DE LA FWB

Pour cette édition 2018, Ars Musica explore ces voies qui ont transformé l’art musical au fil du temps. De la lutherie aux spatialisations désarçonnantes, des environnements inattendus aux virtualités enivrantes, le programme du festival plonge l’auditeur dans un bain d’innovation, ouvrant des fenêtres sur un futur ou un passé qui semblait être le futur en son temps.

Vous pouvez retrouver ci-dessous l’ensemble des évènements présentant des artistes issus de la FWB : interprètes,  instrumentistes, compositeurs et créateurs de nouveaux instruments.

ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES

À l’occasion du festival Ars Musica 2018, le groupe Ars Acustica de l’UER (L’Union Européenne de Radio-Télévision) est invité à Bruxelles avec le soutien de Wallonie-Bruxelles Musiques. Dans ce cadre, nous organisons un moment de rencontre pour le secteur de la création radiophonique. Nous vous proposons de rencontrer les invités suivants lors d’un speed-meeting le 15 novembre prochain :

Adriana Kramaric (HRT – Croatie)
Likar Igor (RTV SLO – Slovénie)
Miguel Álvarez-Fernández (Espagne)
Radoman Kanjevac (RTS, Serbie)
Ladislav Železný et Jan Trojan (République Tchèque)
Marcus Gammel (Deutschlandradio – Allemagne)

Plus d'infos et inscription (jusqu'au 12 novembre)

Modern Tales

[Conte – Chanson – Musique improvisée]
10 novembre • 17:30
Botanique, Bruxelles

Vision différente de la réalité, le conte se transmet de génération en génération. Le Brussels Vocal Project, en rencontre avec le compositeur américain John Hollenbeck et le batteur Moritz Baumgärtner, a revisité ces contes en musique en proposant une approche différente avec des textes d’Elsa Grégoire, d’Anu Junnonen et de François Vaiana. Entre contes, chansons, musiques improvisées, humour et humour noir, l’auditeur voyage dans un univers coloré qui flirte avec l’étrange. La musique innovatrice de John Hollenbeck, mêlée aux contes revisités par la plume du Brussels Vocal Project, remet à jour la thématique du souvenir d’un présent futuriste.

Duo David Shea / Jean-Philippe Collard-Neven

[Électronique – Musique de chambre]
12 novembre • 20:30
Théâtre de la Balsamine, Bruxelles

Deuxième partie : Duo David Shea / Jean-Philippe Collard-Neven

De nombreuses années après leurs premières collaborations, qui avaient donné alors naissance à des opus discographiques remarquables, David Shea et Jean-Philippe Collard-Neven se retrouvent sur scène avec un répertoire nouveau.

David Shea, figure emblématique de la scène new-yorkaise des années 90, maître du sampler qu’il utilise comme outil de composition, a collaboré avec des artistes tels que Anthony Coleman, John Zorn, Zeena Parkins ou Shelly Hirsch. Pour Jean-Philippe Collard-Neven, il compose une série de pièces pour piano, développant un dialogue subtil jouant sur le miroir, sur le reflet biaisé, sur l’anamorphose du jeu pianistique de l’instrumentiste qui devient par cette pirouette extatique un créateur à part entière.

FADING

[Installation Performance]
Du 13 novembre au 1er décembre
Galerires de l’ERG, Bruxelles

A visiter du 13 novembre au 1 décembre de 14h à 20h

FADING de Lorand et Fafchamps est une installation-performance qui par le procédé de la disparition, véritable force de l’oubli, fait surgir de manière paradoxale une création inattendue.

Mantra

[Électronique – Musique de chambre]
16 novembre • 20:00
Bozar, Bruxelles

La formule initiale de Mantra (1970) est née dans l’esprit de Karlheinz Stockhausen pendant un voyage en automobile vers Boston.
Une mélodie que le compositeur intitule “Mantra” (qui n’est ni thème ni sujet) se développe selon la Formelkomposition tel un gigantesque cristal sonore à 13 faces (les 13 sections de la pièce).
Mantra utilise aussi le procédé électronique de la modulation en anneau, afin de transformer et enrichir harmoniquement le son des pianos.
Stephane Ginsburgh et Wilhem Latchoumia feront précéder ce chef d’œuvre de la version pour deux pianos de Max Reger du Prélude et de la Mort d’Isolde de l’opéra Tristan et Isolde de Richard Wagner.

Quelle meilleure association que celle des deux compositeurs les plus représentatifs de l’art total !

Rizoma[ta]

[Électronique – Musique de chambre]
17 novembre • 14:00 – 18 novembre • 14:00
Les Brigittines, Bruxelles

Rizoma[ta] est un automate musical reposant sur une système électromécanique, qui s’adapte aux différents éléments d’un espace et prend vie à partir d’une métaphore botanique : la croissance du rhizome. Il s’agit d’un réseau de modules capables d’exécuter des partitions virtuelles et de les transformer en « instrument de percussion » grâce à de petits mécanismes qui viennent frapper n’importe quelle surface. Ce procédé explore la matérialité qui nous entoure. Cette technologie développée par Jonathan García Lana, a.k.a. Tunipanea, est proposée à deux compositeurs : Juan Arroyo et Maxime Georis. Ensemble, ils transforment Les Brigittines en un espace de percussion transformant ce magnifique bâtiment en générateur sonore.

Totem Électrique

[Instrumentarium spécifique]
17 novembre • 15:00
Les Brigittines, Bruxelles

Jean-François Laporte apprend la musique à travers l’expérimentation concrète de la matière sonore. Sa musique est donc le résultat d’un travail de complicité avec le matériau brut qui rencontre le geste. Les objets du quotidien sont détournés, se métamorphosent en source sonore sans aucune forme de hiérarchie.

Cette diversité des sources aux textures « timbriques » a conduit le compositeur à utiliser de multiples langages musicaux, tant instrumentaux et expérimentaux qu’électroacoustiques, explorant parfois les sentiers de l’aléatoire et de l’improvisation. Ce concert, création et commande d’Ars Musica, est l’occasion de découvrir son extraordinaire instrumentarium avec des compositeurs comme Samuel Beland, Carlo Barbagallo, Benjamin Thigpen et Rafael Munoz-Gomez et bien entendu… Jean-François Laporte.

Noza Orus, Les Voix du Silence

[Électronique – Musique de chambre]
17 novembre • 16:00
Les Brigittines, Bruxelles

Noza Orus est un projet de musique vocale solo de Laurence Moletta. Accompagnée de ses curieux instruments numériques, elle produit de la musique à partir de bruits de bouche créant ainsi des textures vocales qu’elle superpose pour générer des paysages sonores, sur lesquels elle tisse des mélodies improvisées dans un langage imaginaire.

Pour ce projet, Laurence Moletta collabore avec la vidéaste et dessinatrice Sandrine Chiri, pour créer l’univers visuel de ce moment unique. Noza Orus est un concert de musique vocale et imagée. C’est un univers où musique et images se croisent avec comme point commun des histoires imaginaires sous-jacentes. Des personnages fantasmagoriques, des créatures étranges, des formes évanescentes discutent, interpellent, murmurent à proximité de l’auditeur. Un rapprochement fragile se fait, de l’ordre de l’intime.

Horizons électroniques 2

[Électronique – Musique de chambre]
17 novembre • 18:30
Les Brigittines, Bruxelles

Nadia Ratsimandresy découvre à l’âge de 9 ans la musique et l’onde Martenot. Ce drôle d’instrument deviendra le sien, son vecteur d’expression tourné principalement vers la création. Repoussant les cloisons avec une énergie unique, la musicienne cultive un répertoire nouveau qui suscite l’inventivité de nombreux compositeurs parmi lesquels Régis Campo, Frédérick Martin, Jean-Marc Chouvel, Colin Roche. Horizons électroniques 2 est le second volet de la rencontre entre l’Ondéa (version moderne des ondes Martenot) et l’électronique. L’occasion de découvrir l’univers de Carl Faia, Li-Ying Wu, Nicola Sani et Sara Wéry (commande du festival Ars Musica).

Souffle Pluriels

[Musique de chambre]
18 novembre • 18:00
Les Brigittines, Bruxelles

Passionné par la musique de son temps, le quatuor de saxophones Quasar se consacre à la création et à la promotion de la musique contemporaine. Musique instrumentale, improvisation, électronique, tout le nourrit.

Depuis sa fondation en 1994, Quasar a créé plus de 80 œuvres loin des chapelles esthétiques. Véritable moteur de la création, le quatuor collabore étroitement avec les compositeurs favorisant la recherche, l’expérimentation et l’éclosion d’idées nouvelles. Le programme que Quasar présente dans le cadre du festival Ars Musica plonge dans la création québécoise, avec notamment Incantation, une oeuvre de Jean-François Laporte pour trompe-sax, et une création du jeune musicien belge Max Charue.

Les écrans sonores

[Symphonique]
22 novembre • 20:00
Bozar, Bruxelles

Avec plus de 500 compositions pour le cinéma et la télévision, Ennio Morricone est une légende. Ses musiques pour les films de Sergio Leone ou Brian De Palma sont devenues si mythiques qu’elles nous font oublier l’autre facette du créateur, le Morricone classique. Son catalogue d’œuvres orchestrales et chorales est impressionnant. Parmi les plus importantes, Voci dal silenzio (2002), dédiée aux victimes du 11 septembre. Deux visages d’un même génie dont l’OPRL met en valeur toute la diversité.

Rumorinatura

[Evénement Inouï]
23 novembre • 21:30
CENTRALE for contemporary art, Bruxelles

50 ans après « l’année de la contestation », période de rupture semée de multiples défis et année emblématique pour l’art et la société, la CENTRALE se penche sur la manière dont l’art a relevé et participé aux défis sociétaux et politiques ayant agité ce demi-siècle dans le cadre d’une exposition baptisée « Résistance ». Occasion pour Ars Musica d’explorer à travers cette approche thématique, la manière dont la contestation et la résistance s’inscrivent dans la musique de création. Quatre compositeurs, Frederic Rzewsky, Pierre Slinckx, Baudouin de Jaer et Julius Eastman, comme quatre formes de résistance, dépoussièrent le concept même d’écriture musicale, en ouvrant des voies en rupture avec les traditions.

Exotica – Mauricio Kagel

[Evénement Inouï]
25 novembre • 18:00
Maison de la création, Cité Modèle, Bruxelles

Mauricio Kagel a suivi des études de musique, d’histoire de la littérature et de philosophie à l’Université de Buenos Aires et devient conseiller artistique de l’Agrupacion Nueva Musical. Il est co-fondateur de la cinémathèque argentine, critique de cinéma et de photographie. Il commence à composer ses premières pièces instrumentales et électroacoustiques. De 1955 à 1957, il est directeur des réalisations culturelles à l’Université et des études à l’Opéra de Chambre et chef d’orchestre au Teatro Colon. En 1959, il crée le Kölner Ensemble für Neue Musik et dirige jusqu’en 1975 les Cours de musique nouvelle à Cologne. A partir de 1974, il occupe la chaire de théâtre musical, ouverte pour lui à la Hochschule für Musik.
Il est l’auteur de compositions pour orchestre, voix, piano et orchestre de chambre, et de très nombreuses oeuvres scéniques, films et pièces radiophoniques.

Au début des années 1960, le compositeur met l’accent sur le théâtre instrumental dont Sur Scène est la première manifestation.

L’esprit théâtral et l’humour de Kagel son toujours sous-jacents dans les pièces des dernières années, où le compositeur revient à l’utilisation d’une instrumentation traditionnelle : Die Stücke der Windrose pour orchestre « de salon » (1991-94), Broken Chords (2002), Quirinus’ Liebeskuss (2002).

Intonarumori, l’art des bruits

[Musique de chambre]
29 novembre • 20:00
Le Senghor, Etterbeek

L’Intonarumori est ce drôle d’ensemble d’instruments inventé en 1913 par Luigi Russolo pour interpréter sa musique futuriste. Auteur du manifeste L’art des bruits, il théorise l’utilisation du son-bruit dans la musique et imagine l’avènement d’une musique nouvelle qui trouvera son inspiration dans les nouveaux bruits produits par les machines inventées par l’homme. 115 années plus tard, Ars Musica revient sur cette démarche, qui marqua de son empreinte l’art sonore du XXe siècle avec notamment des oeuvres (de Fabio Cifariello-Ciardi et Egidjia Medeksaite) qui reviennent sur ce dialogue entre machines et musiciens, entre utopie et révolution.

Hockey Noir, l’opéra

[Opéra Inouï]
29 novembre • 20:00
Arsonic, Mons

Dans l’atmosphère des « films noirs » des années 1950, cette satire malicieuse illustre d’imaginaires coulisses du hockey de l’époque où joueurs étoiles, paris douteux, femme fatale et détective zélé dansent la valse d’improbables séries éliminatoires. Une surprenante forme « opératique », tant pour les mélomanes que pour les fans de sports de glisse.

Véronique Lacroix, direction artistique et musicale

André Ristic, musique

Cecil Castellucci, livret

Kimberlyn Porter, illustrations

Marie-Josée Chartier, mise en scène

60 + 60 = 60

[Musique de chambre]
30 novembre • 20:30
Théâtre de la Balsamine, Bruxelles

Pour fêter ses 60 ans, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie a commandé deux oeuvres à Michel Lysight. C’est l’occasion de découvrir la Fantaisie pour thérémine, quatuor à cordes, hautbois et piano,  étonnant opus de Bohuslav Martinů (1890-1959) interprété par Thorwald Jorgensen, virtuose de l’un des plus anciens instruments de musique électronique et l’Adagio & Rondo pour glassharmonicaen Do mineur (KV 617) de W.A Mozart, interprété par Thomas Bloch à l’harmonica de verre.

Occasion également de se tourner vers la jeune création avec une oeuvre pour cordes de Sami Strazimiri, fruit de la commande d’Ars Musica (Création mondiale).

Salon de l’Inouïe

[Evénement Inouï]
1 décembre • 13:00  – 2 décembre • 13:00
Musée des instruments de musique, Bruxelles

De 13h à 17h

Imaginons « l’inentendu », imaginons ce que l’homme pourrait inventer pour donner naissance à de nouvelles lutheries, de nouvelles formes, de nouveaux langages qui sculpteraient de nouveaux chemins de l’art sonore. Les instruments de musique évoluent sans cesse, grâce au savoir-faire des fabricants, aux besoins des instrumentistes, à l’inventivité de certains compositeurs et à l’évolution des travaux scientifiques… Tous ces paramètres entrent dans le développement des factures instrumentales et permettent d’en concevoir de radicalement nouvelles et d’inventer des voies (voix) littéralement inouïes. Ce salon offre aux spectateur-auditeur l’occasion de découvertes inattendues, de surprises sonores, d’interrogations timbriques.

Installation de Stéphanie Laforce
co-production :Transculture (BE) Le lieu Multiple (FR) Studio 303(CA)
Avec le soutien de la FWB Arts numériques

Cantate Partisane

[Musique de chambre]
15 novembre • 20:00
Eglise protestante, Bruxelles

Cantate partisane est une œuvre composée par Tony Di Napoli pour trois voix de femmes, une voix d’homme, 18 pierres sonores et dispositif électronique. Comme base à cette composition, 6 notes, dont les fondamentales sont accordées suivant 4 diapasons différents, espacés chacun d’un quart de ton.
Les voix des chanteuses, par l’intermédiaire d’un dispositif électronique développé par Patrick Delgès du Centre Henri Pousseur font vibrer les pierres en créant des interactions directes entre les harmoniques de la voix et les partiels de chaque pierre.
Cantate partisane se veut être une prise de parole subjective et directe, un souhait de créer des liens entre le processus de création artistique et la vie de tous les jours.

Voix Impossibles #2

[Ars Musica Academia]
15 novembre • 18:00
ARBA-ESA, Bruxelles

Restitution publique de l’atelier vocal radiophonique mené par l’artiste Myriam Pruvot – en collaboration avec les 8 participant.es et le musicien Monolithe Noir.

Comment rendre audible l’inaudible, donner de la voix à toute forme d’invisibilité ? Pour cette seconde édition, l’atelier VOIX IMPOSSIBLES propose de s’inspirer du texte « On difference without separability » de Denise Ferreira Da Silva*. Paru en 2016, ce texte-manifeste suggère de ré-interroger notre monde et nos identités à travers de nouveaux outils de pensées poétiques.
À l’écoute : un chœur inouïe de 8 performeurs interprétant une partition radiophonique collective constituée de textes, de sons et de chants. De cet éco-système vocal et musical émergeront les voix des présences inaudibles : formes invisibles, vivantes ou inanimées, fantômes passés et présents. La radio devient membrane de contact, surface de seuil entre les mondes.

Voix Impossibles est un atelier produit et soutenu par l’Atelier de Création Sonore Radiophonique.